El Sordo de Noche

Je suis l’Entendant-mal, – le Sourd, – l’Appareillé,
Le Grince d’Harmonie au Piano soupirant :
Mon seul Tympan s’est tu, – et ma lutte éveillé
Hait jusqu’au Signal vert de l’obsédant Cadran.

Dans le lit du Matin, Toi qui m’as réveillé,
Tends-moi mon Étrier et mon Marteau ferrant,
Le poids qui pesait tant sur mon ouïe endeuillée,
Et l’oreille où la Voix de l’Écoute est tyran.

Suis-je Aton ou L’Épée ?… Beethoven ou Méduse ?
Ma tempe est veine encor du Souffle débouché ;
J’ai jouï dans la Cave où crève la cochlée…

Et j’ai cent fois défait abusé de ma Muse :
Balbutiant jour et jour dans la nuit du Silence
Les excuses du Pauvre et les maux de mon Anse.

3 réponses vers “El Sordo de Noche”

  1. aapostille a dit :

    <3

  2. L'hippocampe a dit :

    Un sourire très, très, admiratif pour l’ensemble de ce que je lis ici, au passage .

  3. Suite: c’est beaucoup plus probant que la télépathie – un sourire – et Yaruch Bann j’espère n’a pas été dupe – sourire. Quant à la “fusion des règnes” bien sûr l’hippocampe ne peut qu’être très sensible à ce concept. A bientôt, donc (dit-il).

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